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By Dordanche
Paroles sdf
sdf by Dordanche
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Né dans la galère, où chaque jour c'est la guerre,
Salaire de misère, les dettes veulent me faire taire.
Un imprévu, et c’est la chute, un gouffre sans fond,
Un jour, plus de toit, SDF, sans un rond.

Seul sous les étoiles, sans abri,
Le chômage m’a mis à genoux, je suis à l'agonie.
Mais l’adversité m’a forgé, me rend déterminé
Un jour, j’retrouverai ma place, c’est acté.

Et l’exclusion frappe, la rue tu l'affronte.
La précarité t’étouffe, la désocialisation qui monte
Sans toit, sans emploi, un avenir incertain
À la rue, tu es seul, sans lendemain

La rue est ma maison, l'insécurité mon quotidien,
Tandis que les riches dorment dans du satin,
moi, en squat, à la rue, je bois
Pendant qu’mes rêves s’effacent sous le froid

Enfance volée, cauchemar éveillé
J'ai pris la route pour y échapper
Seul et perdu, je cherche un autre endroit
mais il n'y a que la rue pour m'offrir un toit

Et l’exclusion frappe, la rue tu l'affronte.
La précarité t’étouffe, la désocialisation qui monte
Sans toit, sans emploi, un avenir incertain
À la rue, tu es seul, sans lendemain

J’ai fui l’enfer, les coups et les cris,
La peur au ventre, l’âme meurtrie.
La rue, mon seul abri, sous un ciel gris
Une pensée pour les femmes anéanties

Divorce, expulsion, pas la vie révée,
J’ai tout perdu, l’amour, le foyer,
Et si t’as des gosses, la douleur est double,
Les souvenirs hantent mes nuits, tout est trouble

Et l’exclusion frappe, la rue tu l'affronte.
La précarité t’étouffe, la désocialisation qui monte
Sans toit, sans emploi, un avenir incertain
À la rue, tu es seul, sans lendemain

Assis par terre, sur l’bitume froid,
Un gobelet vide, l’espoir au bout des doigts.
Les adultes passent, regard fuyant, trop pressés,
Mais les enfants m’observent, curieux, intrigués.

Y’a ceux qui m'ignorent, et ceux qui me parlent,
Des paroles sincères, des regards qui désarment.
Certains laissent une pièce, d’autres un espoir,
Juste assez pour tenir et voir un autre soir.

Et l’exclusion frappe, la rue tu l'affronte.
La précarité t’étouffe, la désocialisation qui monte
Sans toit, sans emploi, un avenir incertain
À la rue, tu es seul, sans lendemain

Mais j’suis pas fini, J’me bats pour ma révolution
Chaque jour dans la rue, j'avance mes pions
Un jour, la lumière percera mon horizon
Un jour, j’aurai ma revanche, ma maison.

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